Les Mangaversien·ne·s n’y sont pas !

Normalement, aujourd’hui dimanche 31 janvier, la petite délégation mangaversienne aurait dû avoir profité depuis quatre jours, comme tous les ans, du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Cependant, la crise du COVID jouant les prolongations, la quarante-huitième édition a été scindée en deux. La première partie est même devenue virtuelle alors qu’une cérémonie de remise des prix était prévue au théâtre le vendredi 29 avec l’ouverture au public de deux expositions. Il ne reste plus qu’à espérer que la seconde partie, devant se dérouler du 24 au 27 juin, ait bien lieu. Au passage, je peux vous dire qu’Angoulême en été, ça n’a rien à voir avec l’Angoulême hivernal que nous connaissons toutes et tous !

Depuis jeudi, je me dis plusieurs fois par jour que j’aurai dû être à Angoulême avec ma camarade de festival (depuis 10 ans déjà) a-yin. Nous y aurions retrouvé nos compères Tanuki et Manuka (entre autres). Nous aurions dû faire des expositions, discuter avec différentes connaissances, assister à des rencontres, des tables rondes, des conférences, etc. Nous aurions aussi ramené quelques dédicaces (peu, il ne s’agit pas d’un exercice important pour nous) et surtout fait de nombreux (trop du point de vue d’a-yin) achats chez les éditeurs indépendants et/ou alternatifs. J’avais songé à un moment aller quand même dans la préfecture de la Charente pour essayer d’assister à la cérémonie de remise des prix qui était prévue le vendredi. Encore aurait-il fallu que j’aie une invitation, étant donné le peu de places qui auraient été disponibles dans le théâtre. Celui-ci comptant en temps normal 680 sièges, on peut imaginer qu’il n’y aurait eu qu’environ 200 personnes invitées. Sachant qu’en seize éditions, j’ai préféré décliner les deux ou trois occasions où j’aurai pu récupérer le précieux sésame, n’étant pas fan de l’exercice, cela aurait peut-être été exagérer d’y assister cette année. Cependant, c’eut été aussi l’occasion de faire les deux expositions au long cours (janvier → juin), celle consacrée à Emmanuel Guibert et celle consacrée à la BD africaine. En attendant, nous n’y étions pas, et il ne nous reste plus qu’à parcourir à nouveau les mini-sites réalisés à l’occasion des précédentes éditions…

La cérémonie de remise des prix a quand même eu lieu, retransmise sur YouTube par France Inter, un des partenaires média du festival. Passons sur les soucis techniques qui ont rendu la diffusion pénible à suivre pour nous concentrer sur le palmarès. J’avoue que, comme tous les ans, je me fiche un peu de qui a tel ou tel fauve. Cette année, sur les douze titres primés, je n’en ai lu qu’un (et encore à la mi-janvier) : GOST 111. C’est très bien, je le conseille fortement. J’ai prévu depuis longtemps de lire Paul à la maison sans jamais penser à l’acheter (il faut vraiment que je retourne à la librairie Super Héros). Je connais aussi de réputation L’Accident de chasse. Cela fait peu ! Toutefois, et c’est aussi le but d’une telle manifestation, il y a trois titres dont j’ignorais plus ou moins l’existence (ce qui la fout un peu mal, non ?) qui sont passés en prévisions d’achat. Mon attention a donc été attirée sur Dragman, Tanz ! (cette BD, j’avais quand même vu qu’elle était sortie) et Anaïs Nin : Sur la mer des mensonges. J’avoue ne pas avoir beaucoup de curiosité pour le reste, ayant déjà trop de choses à lire. Après, si je venais à croiser tel ou tel ouvrage dans la bibliothèque parisienne où je m’approvisionne régulièrement…

Notons l’absence des bandes dessinées asiatiques au palmarès, comme pratiquement à chaque fois. Il y a bien eu un manga qui a été distingué mais il ne pouvait en être autrement, étant donné qu’il s’agit du prix Konishi de la traduction : cette année, c’est Miyako Slocombe qui a été (fort justement) récompensée pour son (excellent) travail sur Tokyo Tarareba Girl, un des plus grands succès d’Akiko Higashimura, son auteure. Bravo à Miyako que j’ai l’honneur de connaître un peu et aux éditions Le Lézard Noir ! Justement, j’ai la lecture du tome 3 qui m’attend (je sais, j’ai un peu de retard)…

Le Fauve © Lewis Trondheim / 9e Art+ — Merci à Manuka pour sa relecture

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