PoE : et ce fut la rechute !

Il y a à peu près un an et demi, suite à la lecture d’un ouvrage dédié au genre, j’écrivais un billet souvenir sur les RPG qui m’avaient le plus marqué. Cependant, je pensais qu’il s’agissait là d’un temps définitivement révolu, n’arrivant pas à me passionner à nouveau pour ces univers vidéoludiques. Pourtant, c’est bien connu, il ne faut jamais dire jamais. Début novembre, pour offrir à ma filleule son cadeau d’anniversaire sous la forme d’une e-carte cadeau Steam, j’ai dû m’inscrire sur la fameuse plateforme de distribution en ligne de jeux vidéo. J’avais soigneusement évité de le faire pendant des années, m’en vantant presque alors qu’une bonne partie de mon entourage s’y trouvaient (ce qui est un frein social, il faut le reconnaître). Ayant dorénavant un compte Steam, je suis allé voir ce que proposait le magasin. Grave erreur ! Passant en revue les jeux de rôle, je suis tombé sur Pillars of Eternity, dont j’avais remarqué l’existence lors de mes recherches sur le Web lors de l’écriture du fameux billet dédié au genre. Manque de chance, voilà qu’il est en promo (genre -60%)… Impossible d’y résister et je me retrouve à remplir mon porte-monnaie Steam et à en faire l’acquisition. Pire, l’idée d’y jouer me vient… Et là, c’est la rechute tant le jeu se révèle être addictif. Résultat, j’y passe l’essentiel de mon temps libre, ce qui se traduit par un arrêt quasi complet de mes lectures et de l’écriture de billets WordPress (je ne parle même pas de poster sur les deux-trois forums que je suis).

Pillars of Eternity

Le titre est considéré comme étant le digne successeur de Baldur’s Gate, Effectivement, on y retrouve la même représentation isométrique des décors et des personnages, le même système de combat en temps réel avec pause, etc. Il y a aussi un système de réputation très intéressant, celle-ci variant en fonction du comportement du joueur lors des (très) nombreuses quêtes secondaires ou lors de choix à faire lors des quêtes principales. Cela peut aller jusqu’au départ de compagnons qui ne supporteraient pas telle ou telle façon de faire ou de choisir une faction qu’il est hors de question de soutenir. C’est donc sans surprise que le jeu a reçu un accueil critique et public très favorable, ce qui s’est traduit par un beau succès commercial pour Obsidian, le studio de développement, et pour Paradox, l’éditeur. Il existe aussi deux extensions qui sont vraiment plaisantes à faire. Bref, il s’agit là d’une belle réussite.

D’habitude, je prends comme avatar un beau blond bien baraqué. Cette fois, j’ai préféré prendre un personnage au physique plus quelconque, laissant le rôle à Edér, un des compagnons principaux. Les débuts se sont révélés être assez aisés, entre fonctionnement connu et système de tutoriel bien fait, le tout accompagné par une difficulté du jeu bien étudiée, surtout que j’ai décidé de jouer en mode facile pour ne pas avoir à perdre trop de temps avec les combats et pour profiter au mieux de l’histoire. Toujours dans l’optique de ne pas perdre du temps, je me suis souvent aidé de la solution proposée par le site Supersoluce.com ainsi que du Strategy Guide disponible au format PDF dans la Definitive Edition. Et tant qu’à tricher, allons jusqu’au bout : j’ai installé l’éditeur de sauvegarde Eternity Keeper, histoire de muscler un peu mon avatar car j’en avais un peu marre qu’il tombe trop souvent évanoui lors des combats. Il m’a quand même fallu pratiquement 90 heures (étalées sur un peu plus d’un mois) pour arriver à la fin du jeu.

Il faut dire que le jeu est assez vaste, surtout avec l’extension (en deux parties) The White March. Chaque nouveau site atteint donne envie d’en découvrir plus, de rencontrer les PNJ locaux et d’avancer dans les quêtes. On a même son petit chez-soi avec la forteresse de Cae Nua. Il faut aussi la gérer et la défendre contre différentes attaques, ce qui est assez simple et qui rapporte beaucoup, rendant facile le financement des améliorations diverses. En faisant toutes les quêtes secondaires, en acceptant toutes les primes, mon équipe est rapidement arrivée au maximum de ses capacités (bloquées au niveau 16), ce qui a rendu les combats facile à gagner, même celui contre le boss final. Je ne vais pas me plaindre car, je le rappelle, j’avais choisi le mode facile. Tant mieux, je n’ai plus le courage de micro-gérer les rencontres avec les ennemis, de trouver leurs points faibles afin d’utiliser les bonnes armes et les bons sorts. Tout le long du jeu, je me suis contenté de bourrinage avec deux tanks (Edér et mon avatar, appelé « Gardien » – The Watcher en VO), aidés par les autres compagnons équipés d’armes de jet (sans oublier les sorts de combat d’Aloth, l’indispensable magicien).

PoE II : Deadfire

Début janvier, à peine terminé le premier opus, je me suis jeté sur la suite (achetée lors des soldes d’hiver de Steam), intitulée Deadfire. L’histoire fait directement suite au premier opus. La gigantesque statue qui se trouvait dans les profondeurs de Cae Nua s’est animée en devenant le réceptacle d’un dieu, et elle a détruit la forteresse. Plus que commotionné par la catastrophe, le Garfien s’est réveillé dans un bateau, avec Edér à son chevet. Malgré un chavirage, il va falloir rejoindre l’île où se trouve la capitale d’Eora. Si PoE II permet de reprendre la sauvegarde du I, j’ai été un peu désappointé de voir que j’avais perdu tout mon bel équipement et mes caractéristiques gonflées par la triche. C’est logique et c’est tant mieux. En fait, cela permet seulement de récupérer la personnalité de son avatar. Elle résulte des quêtes et des choix de dialogues du premier épisode, et rien d’autre, même pas les caractéristiques que l’on doit reprendre à zéro. Par contre, si un ancien compagnon est mort dans PoE, il le restera dans Deadfire.

Le jeu réussit à être encore plus addictif grâce à une plus grande liberté laissée dans le déroulement du scénario et dans les déplacements (qui se font d’île en île, par la mer), même si cela m’a amené à réussir plusieurs primes avant de se les faire proposer par tel ou tel PNJ. Le scénario est plus sombre aussi, et pas seulement visuellement. Les actions scriptées ajoutent du contenu au récit sans que les développeurs aient eu à trop se fouler. C’est à cette occasion que l’on se rend compte de l’importance des capacités de l’équipe car plus elles sont élevées, plus grandes sont les chances de réussites. Néanmoins, il me semble que Deadfire n’est pas réellement plus long que son prédécesseur. Après une cinquantaine d’heures de jeu, alors que je me suis moins aidé du guide de jeu acheté au format PDF sur gamepressure.com, j’ai pratiquement terminé la partie principale de l’histoire. Il me reste à faire une petite poignée de quêtes secondaires comme la visite des ruines de Poko Kohara ou deux des six quêtes des compagnons. Je me demande même si je vais pouvoir atteindre le niveau 20 (j’approche lentement du 19) avant de m’attaquer à la partie finale sans devoir faire les lieux proposés par les trois extensions disponibles.

Voulant avoir une équipe pléthorique lors des abordages (je ne cherche pas à engager une bataille navale), je me suis amusé à créer deux aventurières supplémentaires. Pour cela, il faut se rendre dans une auberge et de demander à recruter un aventurier. C’est ainsi qu’Alia est venue rejoindre assez rapidement le groupe. Puis ça a été le tour de Yinia d’arriver afin d’aider à finir le jeu. Il est aussi possible de recruter des PNJ en important des aventuriers proposés sur le Workshop dédié de Steam (j’en ai importé trois, que des personnages féminins). Key et Tanuki, notez que si vous achetez un jour Deadfire, vous pourrez recruter Alia et Yinia. Cependant, il n’est possible de recruter des aventuriers que si on a au moins le même niveau. Il faut aussi noter que ça coûte cher si on les veut avec tout leur équipement (ce que je ne fais pas, j’en ai plein le coffre, du matériel haut de gamme). D’autres PNJ peuvent nous rejoindre lorsqu’on les rencontre et que l’on fait les bons choix de dialogue. Ne ratez pas Mirke. C’est une pirate ivrogne qui ne pense qu’à faire la fête, mais quelle combattante ! À l’arrivée, j’ai actuellement une petite bande de 15 personnes (les sept principaux, quatre des six secondaires, deux aventurières créées et une recrutée sur les trois importées). Cependant, il n’y en a que cinq qui peuvent être dans l’équipe principale, ce qui amène à jongler entre les profils en fonction des besoins.

Les trois DLC ajoutant des quêtes sont malheureusement peu intéressants car, à mon goût, ils sont trop orientés combats (difficiles car souvent assez tactiques). Je pense faire l’effort de terminer Forgotten Sanctum qui propose une histoire accrocheuse quoique bien glauque. Par contre, je manque sérieusement de motivation pour m’attaquer à Beast of Winter. Quand je lis sur le forum dédié de Steam qu’un joueur a mis quarante-cinq minutes pour réussir à tuer Le Messager (qui bloque le retour au bateau), cela m’enlève tout courage. Pour ma part, j’arrive à peine à égratigner le dragon avant que mon équipe (niveau 18 quand même) soit couchée dans la neige… Le bourrinage, ça ne le fait pas, là. Pourtant, il doit y avoir du XP à gagner. Il en est de même avec Seeker, Slayer, Survivor. Néanmoins, là, c’est pire : ce ne sont que des combats à n’en pas finir qui semblent nous attendre sur cette île. Déjà que je n’arrive pas à passer le premier challenge du rite de passage dans l’arène du temple de Toamowhai… Ceci dit, mon équipe a depuis progressé, ça devrait pouvoir le faire maintenant. Cependant, il y a quatre challenges à réussir…

Deadfire ne s’est pas vendu autant que prévu, il n’y a donc pas de suite de prévue pour l’instant. Ce qui fait qu’une fois que j’aurai terminé le jeu, il faudra que je me penche sur le reste de ma logithèque (riche d’environ 25 jeux). Je peux aussi acheter Tyranny (pour rester dans la continuité) ou Disco Elysium (pour changer un peu).

Des jeux pas toujours avouables

Ayant profité des soldes d’hiver pour acheter à bas prix un certain nombre de jeux d’aventures et en 3D (histoire de voir comment ma petite carte vidéo GeForce 1050 Ti récemment installée se comporte), je me retrouve à avoir (pour moins d’un euro chaque) dans ma logithèque deux jeux dont je ne devrai pas me vanter mais qui permettent une pause bien délassante entre deux parties de PoE. Il s’agit de deux créations d’un auteur indépendant américain (même si son nom d’éditeur sonne japonais) qui semble être un sacré otaku. C’est ainsi qu’après les deux PoE, les deux jeux auxquels j’ai le plus joué (presque trois heure à eux deux) sont réservés à un public adulte : The Last of Waifus et Anime Redemption de Konnichiwa Games. Et tant qu’à faire, autant installer leur DLC Nude (18+), histoire d’aller au bout de ma démarche et d’assumer une certaine curiosité vers ces jeux hentai qui sont si nombreux parmi les productions indépendantes à très petit prix. Ici, le joueur (ou la joueuse) incarne une waifu. Bien entendu, le fessier quelque peu callipyge et le bouncing breast sont de rigueur ; et c’est mieux sans culotte ni soutien-gorge, n’est-ce pas ?

L’idée était aussi de se ré-entrainer aux jeux 3D afin de se remettre dans un futur plus ou moins proche à jouer à la franchise Deus Ex, à commencer par Invisible War, seulement commencé il y a bien longtemps, lors de la sortie du jeu sur PC en 2004.

Deux Ex, c’est pour bientôt ?

Ayant acquis avec une belle réduction que je ne pouvais pas laisser passer, j’ai acquis à Noël The Deus Ex Collection, m’étant rapidement rendu compte que Deus Ex: Mankind Divided était en fait une préquelle, qu’il s’adressait plutôt aux férus de jeux d’action en 3D et que j’allais avoir besoin d’une sacrée réelle mise à niveau pour progresser dans l’histoire. Cet entrainement a commencé avec System Shock, pour la séquence nostalgie et pour voir comment était la 3D dans la version Enhanced.

L’amélioration dans la représentation 3D des décors et des personnages est bluffante au fil des versions, surtout dans l’animation des mouvements. Par contre, j’ai été surpris (à moitié seulement) d’avoir de gros soucis au lancement d’une nouvelle partie d’Invisible War. Sa réputation de jeu non-terminé et capricieux (comprendre truffé de bugs) semble être toujours méritée, plus de quinze ans après sa sortie. On verra dans quelques temps si j’arrive à passer l’endroit où le jeu plantait irrémédiablement à l’époque. J’ai bon espoir d’aller plus loin, ceci dit. Ensuite, il sera bien temps de s’attaquer aux autres opus. J’avoue ne pas avoir le courage de refaire les deux System Shock, tout en attendant la sortie du numéro 3 avec une certaine curiosité.

Un peu de Point & click pour terminer

Autre séquence nostalgie dont je m’étais fait l’écho il y a quelques temps dans un billet sur les jeux d’aventure : pour cela, il suffit d’y rejouer !

Grâce au studio américain Zojoi qui a fait revivre les quatre jeux antédiluviens MacVenture, j’ai pu refaire en deux heures The Uninvited en suivant une solution que j’avais corédigée il y a plus de 18 ans dans le numéro 25 du fanzine RCAP Magazine dont j’étais le rédacteur en chef. J’ai aussi recommencé The Secret of Monkey Island dans sa Special Edition pour m’habituer au nouveau graphisme du jeu et surtout à la nouvelle représentation de Guybrush Threepwood. En effet, je pense qu’un temps d’adaptation m’est nécessaire pour pouvoir apprécier The Curse of Monkey Island (que je n’avais pas acheté à l’époque à cause du changement de design) puis Escape from Monkey Island et enfin Tales of Monkey Island, sachant que je n’ai pas encore acquis ces trois derniers jeux. Il va falloir aussi que je rejoue à Beneath a Steel Sky (offert sur Steam) avant d’acquérir Beyond a Steel Sky qui est très différent car il s’agit dorénavant d’un jeu d’action en 3D. Il n’y a aucune urgence, j’attendrai des soldes intéressantes (au moins 60% de remise). Néanmoins, le fait que j’envisage de jouer à tous ces jeux démontre bien que je suis victime d’une sacrée rechute 😁.

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