
L’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » s’est achevée le 5 mars. Fidèle à certaines habitudes, notre petit groupe de mangaversiens y est allé au dernier moment (et, du coup, de façon un peu dispersée). Inutile de dire que c’était la foule, et ce d’autant plus que l’événement a connu un grand succès public. D’ailleurs, la Fondation Louis Vuitton était prise d’assaut le dimanche 4 dès l’ouverture à 9H00. Il y a eu plus de 750 000 visiteurs en cinq mois dont plus de 30 000 sur le dernier weekend (du 2 au 4). Dispersée dans une dizaine de salles de taille variable, la scénographie était chronologique et couvrait des débuts de l’art moderne jusqu’à l’art contemporain le plus récent (avec notamment l’art numérique), tout en retraçant l’histoire du célèbre musée new-yorkais dans deux espaces dédiés.
Cette visite a été pour moi l’occasion de m’interroger un peu plus sérieusement sur la différence entre l’art moderne et l’art contemporain. Il faut savoir que j’ai beaucoup de mal avec le second, que j’estime à la limite du « foutage de gueule » quand ça n’a pas l’heur de me plaire. Pourtant, ce sentiment pourrait être constitutif de l’art contemporain, étant né de la rupture et de la transgression des dogmes et des habitudes. Au moins, en matière d’art moderne, même si ça ne me parle pas toujours, j’ai l’impression de sentir, derrière l’œuvre, son auteur, sa réflexion et son travail, à l’exemple de Composition en blanc, noir et rouge de Piet Mondrian ou de L’oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi. Toutefois, la Roue de bicyclette, le proto « readymade » de Duchamp contient en elle les prémices de l’art contemporain. Quant à étaler comme une œuvre d’art les emoji de Shigetaka Kurita, cela n’a aucun sens, si ?
Aurais-je un esprit incapable de comprendre et d’apprécier toute « nouvelle » avant-garde ? Ou est-ce une incapacité à comprendre un autre monde dont j’ignore les tenants et les aboutissants ? Nul doute qu’il serait intéressant de creuser le sujet et de mieux cerner ce qui détermine l’art moderne ou l’art contemporain. Et au-delà de ces histoires de définition (première partie du présent billet), qu’est-ce qui fait que l’un me plaise plus que l’autre (seconde partie, à venir) ?
Au fait, qu’est-ce que l’art moderne ?
Le site des éditions Odile Jacob offrait (heureusement, il est encore accessible via la Wayback Machine) un texte intéressant sur l’art contemporain en proposant en même temps une définition claire de l’art moderne. Il mettait en avant les différences d’interprétation que l’on peut avoir de ces deux périodes artistiques (à supposer qu’il s’agisse uniquement de périodes). Pour ma part, je comprends l’art moderne comme la période artistique commençant avec la naissance de l’impressionnisme à la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire quand un certain nombre d’artistes peintres, à commencer par Cézanne, se sont mis à créer en opposition à la tradition, au classicisme qui prévalait à cette époque.
En effet, pour la peinture « moderne », ce n’est plus la lumière qui compte mais la couleur. De même, le rendu n’est plus « réaliste » mais basé sur des impressions, puis sur des suggestions. Les artistes ne représentent plus mais « signifient ». Pour mieux appréhender la portée concrète de ces termes, remémorons-nous dans l’exposition Nature morte de Paul Cézanne, L’Atelier de Pablo Picasso, L’Espoir II de Gustav Klimt, et aussi Le Faux miroir de René Magritte. Disons que le point de départ de l’art moderne, de l’avis général, remonte à l’an 1870 avec les créations de Cézanne.
Toutefois, l’art moderne n’est pas monolithique et il recouvre plusieurs courants comme l’impressionnisme, l’art nouveau, le fauvisme, le cubisme, l’abstraction, le dadaïsme, le surréalisme, etc. C’est une période qui court jusqu’à l’apparition de l’art contemporain. Et c’est là que ça se complique…
L’art contemporain, ça date de quand ?
Dater l’apparition de l’art contemporain est malaisé : cela dépend en grande partie de la perception que l’on s’en fait (le cas rappelle d’ailleurs celui de la bande dessinée). Certains utilisent l’année 1945, pour son côté pratique car correspondant à la fin de la seconde guerre mondiale. Il est tenant de faire coïncider une charnière artistique avec un grand basculement historique. D’autres préfèrent les années 1970 avec l’arrivée du « postmodernisme », c’est-à-dire avec le rejet par une nouvelle génération d’un art devenu institutionnel. Ces artistes mélangeaient différentes pratiques, notamment celles issues des arts plastiques, du design, de l’architecture, etc. Plusieurs exemples étaient proposés dans l’exposition, notamment les drapeaux Start, Middle, Arrow et End de George Bretch ainsi que Costume en feutre de Joseph Beuys.
Les arts plus « traditionnels » (peinture, dessin et gravure mais aussi sculpture et architecture) se sont donc effacés au profit de la photographie, du cinéma / de la vidéo, du design, de l’imprimerie d’art, de l’art conceptuel, des performances, etc. Cependant, vouloir graver une année précise dans le marbre serait ignorer que l’art contemporain s’est construit au fil du temps, au moins dès les années 1960 avec le développement de l’art minimaliste, de l’art conceptuel, de l’Arte Povera en Italie, du Nouveau Réalisme, etc. Il y a par exemple Carl Andre avec ses 144 carrés de plomb (j’ai d’ailleurs marché involontairement sur cette œuvre en reculant pour prendre une photo, mais ça ne semblait pas être un souci, ouf !).
N’oublions pas le Pop Art apparu à la fin des années 1950 aux USA (Boîtes de soupe Campbell d’Andy Warhol ou Fille qui se noie de Roy Lichtenstein). D’ailleurs, l’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » semblait voir la fin de l’art moderne dans l’apparition du Pop Art et le détachement des artistes américains de leurs influences européennes.
L’art contemporain, c’est quoi exactement ?
L’art contemporain est une avant-garde, ce qui fait qu’il est en perpétuelle évolution. Il est donc apparu en étant avant tout un rejet de l’art moderne. Il relève du domaine des arts plastiques et se caractérise par un dépassement des frontières des différents domaines artistiques. Il s’agit de pratiquer la transversalité. Pour rappel, les arts plastiques recouvraient à l’origine les activités artistiques relevant du modelage telles que la sculpture, la céramique et l’architecture. Cette définition a évolué au fil du temps pour en arriver à faire référence à tout art évoquant des formes, puis des représentations, en englobant dernièrement tout ce qui est visuel, voire expérimental.
Il s’agit donc de transgresser les « règles de l’art » existantes, ou d’en inventer de nouvelles. Surtout, l’art est contemporain quand il est qualifié ainsi par un certain nombre d’institutions à la légitimité reconnue comme les musées, les galeries, les revues et critiques d’art, les curateurs, etc. Comme nous pouvons le pressentir, tout ceci est bien flou, notamment par rapport à l’art moderne, surtout quand l’œuvre considérée peut être classée dans l’une ou l’autre des deux « petites boites », comme Echo N°25, 1951 de Jackson Pollock. D’ailleurs, l’art contemporain n’est pas, pour un certain nombre de personnes, une période mais un monde qui a ses règles, ses codes, sa grammaire. Et il serait apparu avec Marcel Duchamp et ses premiers ready-mades datant des années 1910.
Une des caractéristiques de l’art contemporain, du fait du mélange des genres, de l’extrémisme de certaines créations, de leur côté parfois éphémère (pour les happenings ou les performances, pour le land art, etc.), de leur hermétisme aussi, de leur immatérialité (pour l’art conceptuel), est la nécessité d’avoir un discours, un appareil critique accompagnant l’œuvre, parfois en partant de la conception pour arriver à la réalisation, et en éclairant sa signification. Ce discours est-il indispensable pour donner une certaine valeur (pas obligatoirement pécuniaire) à l’œuvre qui resterait, sinon, un simple objet ou une accumulation d’objets, voire une simple idée ? En fait, la multiplicité des formes de l’objet, qui peut même ne pas être un matériau mais un geste ou un concept, l’objet en tant que tel donc, ne suffit pas, car il peut déjà exister (dans le cas d’un ready-made par exemple) ou être dupliqué.
Il y a aussi une recherche de dépassement des limites, une volonté d’être original. La duplication, la répétition ne sont pas considérées comme étant de l’art, il s’agit d’artisanat car il y a un manque d’originalité. Pourtant, si vous recopiez une œuvre, cela peut être de l’art si vous expliquez votre démarche et si elle est reconnue comme telle, à l’instar de AIDS de General Idea. Ce sont les raisons, la mise en œuvre, la signification de l’objet qui vont constituer l’œuvre d’art, avec l’objet (s’il y en a un). Seul, ça peut être tout simplement un néon qui clignote. Avec un récit (pour utiliser un terme à la mode), cela devient de l’art contemporain, comme l’est Human / Need / Desire de Bruce Nauman.
Donc…
C’est plus clair, maintenant ? Pas sûr… Cependant, il m’est peut-être devenu possible de m’interroger sur les raisons d’une nette préférence pour l’art moderne, ou pour telle ou telle œuvre d’art contemporain dans la seconde partie de ce billet consacré à l’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris », tout en mettant cette dernière en perspective avec d’autres manifestations organisées par le MNAM à Beaubourg et que j’ai pu voir ces dernières années.


Avec Miami, Fabien Nury, semble revenir aux fondamentaux du tome initial (Black Rock) : braquage et belles pépées (à la durée de vie assez courte, le plus souvent). Pourtant, à y bien regarder, il s’agit plus d’une continuité du deuxième tome, surtout sur le plan formel : la diminution du nombre de cases par page et la prédominance des cases faisant une bande de largeur sont accentuées, et rendent le rythme de lecture encore plus nerveux qu’auparavant. Sur le plan du contenu, la noirceur de l’âme humaine y est encore plus développée, tout comme la bêtise et la lâcheté des hommes. Le présent récit développe aussi un nihilisme que l’on avait certes pressenti dans les deux premiers volumes, mais qui devient plus lancinant dans le troisième. La vie ne peut apporter que malheur et ne peut déboucher que sur la mort. Et violente, la mort. Pourtant, comme dans Angola, la conclusion est illuminée par une petite lumière d’espoir, une possibilité de vie meilleure. Car là est le petit bémol : la construction du récit reste très (trop ?) similaire dans les trois ouvrages avec une même utilisation des analepses, d’un narratif extérieur et une intentionnelle absence de développement du personnage principal. Le dernier point est certes voulu par les auteurs mais implique un manque de progression qui est un peu regrettable.
Il y a toutefois une nouveauté importante : un véritable personnage féminin au sein de cette histoire. Avec Shirley Axelrod, les femmes ne sont plus seulement là pour se faire frapper et/ou tuer, pour chercher à doubler Tyler Cross, ou pour servir d’élément détonateur dans la narration… Il y a toujours de cela, certes. Toutefois, Miss Axelrod est quelqu’un qui sait réfléchir, qui sait ne pas dépendre d’un sauveur lorsqu’elle est en grande difficulté. Elle sait rebondir grâce à une incontestable intelligence et un courage devant des situations imprévues, ce qui n’est pas sans rappeler une certaine personne. La misogynie des deux premiers tomes, typique du roman noir d’après Fabien Nury, est ici battue en brèche. En effet, une séquence de quinze pages met particulièrement en valeur Miss Axelrod, pourtant secrétaire de direction « normale ». Outre les agissements particulièrement efficaces de la dame, ce sont ses regards et ses silences qui sont autrement marquants et qui la mettent en valeur. N’oublions pas que le récit se passe dans les années 1950 et qu’à cette époque, les femmes ne devaient pas être trop actives dans la sphère publique et n’avaient pas grand droit à la parole…
Quant au graphisme, il est meilleur que jamais. Brüno a réussi à épurer son trait, tout en lui donnant plus d’épaisseur, ce qui en renforce l’impact, donne plus de présence aux personnages. Les hachures, déjà en diminution dans Angola, ont disparu. À la place, le dessinateur place de nombreux aplats noirs permettant de jouer sur la lumière et surtout sur les ombres. Comme Brüno l’expliquait dans un de ses entretiens, les grands maîtres de la bande dessinée argentine (Muñoz et Breccia) sont de plus en plus présents dans son art. On pourra regretter toutefois une géométrisation un peu excessive des visages, les mentons devenant trop aigus ou, à l’inverse trop ronds. Cependant, les expressions sont réussies et sont mises en valeur par des plans très travaillés, où l’on sent que chaque case a été pensée et étudiée pour apporter le plus d’efficacité et d’immersion. En effet, la mise en page avec ses cases faisant toute la largeur de la planche parvient, une fois de plus, à donner une impression de cinéma (scope, bien entendu) sur papier sans volonté d’en faire trop. N’oublions pas la colorisation, sans fioriture, qui participe grandement à magnifier l’ambiance qui se dégage de ce polar vraiment noir sans écraser le trait du dessinateur.
















Certes, nous ne sommes allés au Grand Palais que pour deux expositions en 2017 (il y en a quatre par saison), mais, en fait, nous les faisons toutes (le fait que j’ai l’abonnement Sésame joue car pour l’amortir sans bénéficier de la remise d’un CE, il ne faut pas en rater). Toutefois, elles étaient toutes les deux excellentes, surtout Jardins au thème original, aux œuvres variées et à la scénographie réussie qui a attiré une dizaine d’entre nous (en deux visites). Rodin, l’exposition du centenaire était intéressante surtout pour les œuvres des autres artistes exposées et leur filiation avec le « père de la sculpture moderne ». En plus, comme je n’y connais pas grand-chose en sculpture, c’était une bonne occasion pour moi de voir autre chose.
Si nous fréquentons beaucoup ce musée, c’est à cause (ou grâce) à l’un d’entre nous, ce qui nous a même amené à prendre « en masse » un abonnement annuel. Pour ma part, je ne suis pas très fan d’arts premiers, ce qui fait que je ne suis pas toujours passionné par nos visites. Pourtant, Color Line, L’Afrique des routes et Picasso primitif ont été trois excellentes surprises, chacune dans son domaine. La première et la deuxième étaient variées, diverses du fait d’un fil conducteur très lâche, la troisième réussissait à mettre en parallèle l’œuvre de Picasso et une de ses influences principales, l’art africain.
Voilà un autre établissement où nous allons souvent même si nous n’y avons fait qu’un seul passage cette année. Fidèles à certaines habitudes, nous avons pu voir L’esprit du Bauhaus lors de l’avant-dernière journée. Si l’expo était un peu « fourre-tout », elle mettait en lumière tous les aspects de ce courant artistique (dont j’ignorais une grande partie). Et tant qu’à être sur place, autant faire Tenue correcte exigée qui s’est révélée être tout à fait réussie, surtout dans sa première partie, plus subversive et historique qu’orientée mode, ce que je reproche un peu à la seconde partie, trop orientée « marque ».
Encore un haut lieu de nos pérégrinations. Je ne garde pas un souvenir impérissable de Cy Twombly, trop abstrait et trop « primitif » à mon goût. En matière de peinture contemporaine, j’ai nettement plus apprécié une partie du travail de David Hockney (mais pas tout). Je retiens surtout Walker Evans, le « photographe de l’Amérique », avec le souvenir de son exposition à la Fondation Cartier-Bresson visitée il y a presque dix ans. Enfin, même si l’espace n’était pas très grand, (re)voir les créations de Franquin avec Gaston, au-delà de Lagaffe à la BPI a permis de passer un bon moment.
Nous n’allons pas assez souvent au MAM à mon goût, faute de volontaires (et comme je ne fais pratiquement rien seul…). D’ailleurs, on ne s’y retrouve chaque fois qu’en tout petit comité. Et c’est bien dommage… Il faut croire qu’entre celles et ceux qui préfèrent l’art contemporain, ou à l’inverse, les autres qui préfèrent l’art figuratif de la renaissance ou l’impressionnisme, il n’y a pas grand-monde pour voir les œuvres de la période 1900-1945. Pourtant, Derain, Balthus, Giacometti. Une amitié artistique était vraiment réussie. Variété des thèmes, scénographie didactique, qualité des œuvres, tout concourrait à un beau succès.
Cela faisait longtemps que j’étais curieux de visiter ce centre devant lequel je voyais souvent des files de visiteurs débordant dans la petite rue de Fourcy (on n’est pas dans le Marais pour rien). Vincent Perez. Identités et Gao Bo. Les offrandes ont été les déclencheurs (il y avait trois autres expositions dont deux assez anecdotiques). Si la première était classique, quoiqu’un peu courte, avec de beaux portraits en grands formats, la seconde était une exposition d’art contemporain très intéressante à la thématique frappante. En effet, l’artiste chinois n’a pas eu une enfance facile, c’est le moins que l’on puisse dire, et ses œuvres sont assez morbides quoique fascinantes.
Si j’ai eu l’occasion d’aller au Jeu de Paume il y a quelques années, je n’étais jamais allé à l’Orangerie, pourtant située tout à côté. D’ailleurs, je n’étais pas le seul… L’exposition Tokyo-Paris Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art a permis de « corriger » cette erreur. C’était une bonne exposition, avec de nombreuses pièces intéressantes, notamment un grand tableau de Zao Wou Ki (parce que jusqu’ici, je n’ai pu voir que ses « crobards » ou ses poteries, rien qui permette de crier au génie). Et nous avons pu aller voir les Nymphéas géantes de Monet à l’étage, ne l’oublions pas !
Cela faisait longtemps que je voulais visiter ce musée et une occasion s’est présentée cet été. Du coup, c’est assez nombreux que nous sommes allés voir Montmartre, décor de cinéma. L’expo, quoiqu’assez grande, n’était pas très passionnante, peut-être à cause d’une scénographie très linéaire et peu variée. Il faut dire qu’il n’est pas facile de présenter le cinéma sous une forme statique (des affiches et des photos) ou sous une forme dynamique mais tronquée (des extraits). Toutefois, le lieu, le jardin et Montmartre ont justifié ce passage.
Avec la fermeture durant quelques années pour cause de rénovation des lieux, nous avions cessé d’aller à la Monnaie de Paris (même si nous n’y allions que rarement, de toute façon). Avec l’exposition À pied d’œuvre(s), nous avons pu revenir sur les lieux d’une de nos premières visites, en 2005. Cette manifestation célébrant les 40 ans du Centre Pompidou présentait quelques pièces majeures « horizontales » du Centre national d’art et de culture sis un peu plus loin, de l’autre côté de la Seine. C’était passionnant et très photogénique même si je reste très dubitatif à propos des performances présentées, à la fois en tant qu’art et en tant que support.
Fermé pour cause de faillite de la société organisant les expositions temporaires dans ce lieu dédié à un sculpteur amateur de femmes nues, le Musée Maillol a rouvert il y a peu avec une programmation orientée vers l’art contemporain. Ne connaissant pas grand-chose au courant artistique présenté par Pop Art — Icons that matter, je tenais absolument y aller, à la fois pour voir les changements effectués par les travaux et m’instruire. Ce fut donc une excellente surprise avec une exposition aérée, didactique malgré une fichue interdiction de photographier les œuvres présentes. Ce dernier point m’énerve à chaque fois (je n’ai pas investi dans un APN compact expert pour le laisser dans la sacoche) et semble être une spécialité de Culturespace, le nouveau gestionnaire qui gère aussi le Musée Jacquemart-André où nous allons régulièrement malgré un tarif excessif et la petitesse de l’espace dédié aux expos. Au moins, c’est vaste à Maillol et on y retournera.

















