
C’est l’été, les vacances scolaires ont commencé, la vingt-cinquième édition de Japan Expo va avoir lieu dans quelques jours. Cela fait plus de dix ans que je n’y mets plus les pieds et je dois avouer que cela ne me manque pas. Néanmoins, je suis systématiquement allé au Parc des expositions de Paris-Villepinte entre 2006 et 2015 et j’en garde quelques bons souvenirs. J’ai aussi été simple visiteur en 2003 et 2004 lorsque la manifestation avait lieu au CNIT de la Défense.
2006 n’est pas le meilleur « impact » que j’ai pu suivre, celui de 2007 a été bien meilleur. Cela se voit au nombre et à la qualité des photos prises à l’époque. Toutefois, si l’édition 2006 n’était pas très intéressante, j’en ai retenu une : la photo bonus montre le système de transport SK mis en service en 1986. Il s’agit de sa dernière année de fonctionnement. En effet, il était dans un grand état d’abandon en 2007. C’était un système de transport par petites cabines sur rails tractées par câble. C’était rigolo à défaut d’être rapide (on allait aussi vite à pieds).
J’ai donc préféré montrer ici l’entretien avec la bédéaste Ji Di présente en 2007 à l’occasion de la sortie du premier tome de sa série (interrompue au troisième opus en version française) My Way, éditée par l’éditeur Xiao Pan. Cet entretien est toujours disponible sur le site « Des Mangaversien·ne·s à… » pour celles et ceux qui voudraient se souvenir de cette époque disparue.
La photo

Villepinte — Japan Expo — Canon EOS 350D
L’anecdote
J’ai toujours privilégié les entretiens directement dans la langue de l’artiste interviewée, qu’ils soient réalisés oralement comme à Japan Expo ou à l’écrit par mail. Cette habitude, commencée en 2007, a perduré pour les rencontres avec Setona Mizushiro en 2008 et Tôko Kawai en 2011 organisées pour la revue Manga 10 000 images. Pour JiDi, l’entrevue s’était déroulée en mandarin grâce beanie_xz dont il s’agit de la langue natale. Pour Setona Mizushiro, l’entretien avait eu lieu en japonais grâce à mon compère Hadrien de Bats dont la facilité à l’oral a bluffé les professionnels de l’édition présents dans la pièce (je vous confirme que son écrit est lui-aussi excellent). Surtout, ça a vexé l’interprète qui a très mal pris le fait d’être mise à l’écart par notre attitude « Non non, on n’a pas besoin de vous, c’est bon, merci ». Elle a boudé dans son coin tout le long les échanges, ha ha ! Pour Tôko Kawai, c’est Marie-Saskia Raynal, traductrice et parfois interprète au Festival d’Angoulême (notamment pour Range Murata en 2009) qui s’y était collée. Là, ça s’était mieux passé : comme pour JiDi, l’interprète prévu·e était bien content·e de pouvoir se reposer un peu. Pour nous, cela permettait, dans le même temps imparti (souvent d’une petite demi-heure), d’avoir au moins le double d’échanges.
La photo bonus

Villepinte — Parking du Parc des expositions — Canon PowerShot A75