Sexy Cosplay Doll, la fin

Sexy Cosplay Doll, c’est fini

Sexy Cosplay Doll, la fin

Avec la sortie du tome 15, une nouvelle série se termine pour moi cette année. En l’occurrence, que Sexy Cosplay Doll n’ait pas plus duré est une bonne chose, tant le dernier acte s’est révélé poussif. En effet, depuis le début de l’arc « Haniel » (chapitre 86, sur un total de 115 plus quelques bonus), la série se traine. Certes, il s’agit du dernier cosplay (le dixième) qui doit nous amener au climax de la série. Cependant, ajouter une histoire parallèle concernant le mangaka créateur du personnage que doit incarner Marine ne fait qu’ajouter à un délayage de plus en plus manifeste. D’autant plus que l’introduction d’Akira Ogata, la fan revêche, avait, de mon point de vue, affaiblit le récit pendant deux tomes. Le plaisir de retrouver Marine et Wakana n’était donc plus le même qu’aux débuts, en 2019. Bref, il était temps que cela se termine. Néanmoins, ce dernier opus est assez réussi malgré quelques longueurs car il apporte une réelle fin à l’histoire. Quelques chapitres bonus viennent faire du remplissage, mais ils sont plaisants à lire.

Notons qu’il existe un coffret collector (que j’ai bêtement acheté car je suis faible dès que ça concerne Marine) avec ce tome 15, permettant de ranger la série. Il est accompagné d’un jeu de cinq illustrations pouvant être glissées dans un petit cadre photo. Je n’ai pas pu vérifier si les quinze tomes tiennent bien dans le coffret, je ne suis pas allé voir la vidéo YouTube qui hurlait au scandale et je n’ai pas vu d’autre information à ce sujet sur mes bulles de réseaux sociaux. Cela sentait trop le titre « putaclic » et je déteste ça. En effet, je ne retrouve pas mes six premiers volumes. Je soupçonne fortement qu’un de mes neveux les a empruntés lors d’un passage à la maison (j’ai dû donner mon accord pourtant, mais moi et la mémoire). Il va falloir que j’enquête…

Le plus notable pour moi est que mon billet dédié aux trois premiers tomes, écrit il y a plus de six ans, est ma meilleure audience, de loin… et cela ne faiblit pas. Par contre, je me suis toujours demandé (c’est toujours le cas) quelle était la réalité derrière ces statistiques. Sont-ce de vrais gens qui ont réellement lu le texte ? Certainement pas, à voir le peu de « j’aime » ou de commentaires. Je pense qu’une partie des vues proviennent de clics sur des recherches Google grâce au titre même : « Sexy », « Cosplay » et « Doll », c’est quand même un trio de mots clés magiques pour avoir de l’audience. Pourtant, actuellement, ma chronique n’arrive pas dans les dix premières pages de résultat. Je me demande aussi si les recherches se sont maintenues grâce à la sortie de l’animé en 2022 diffusé en francophonie sous son titre international My Dress-Up Darling. J’aurai tendance à penser que non, ou seulement à la marge, du fait de changement de titre. Cependant, la très nette augmentation des visites est concomitante à cette sortie. Quoi qu’il en soit, les personnes ayant cliqué sur la réponse renvoyant à mon site suite à leur requête ont dû être bien déçues d’avoir mon billet sur leur écran (oh la la, toute cette lecture). La série a connu un grand succès mondial, ce qui s’est concrétisé, outre une série d’animation (deux saisons), par un drama, de très nombreuses figurines, des tas de produits dérivés. Tout cet écosystème n’a pu que favoriser mon billet, même si je ne vois pas comment.

Je me suis demandé aussi si ce ne sont pas les « lectures » d’IA qui me permettent d’avoir ces statistiques. Impossible pour moi de le savoir car je n’ai pas envie de passer à la version payante de JetPack (pour les stats) ou de booster mes billets par Blaze. Google Gemini dit me connaître mais écrit pas mal de bêtises à mon sujet et donne une réponse bien générique sur ma chronique de Sexy Cosplay Doll. À part chercher à flatter mon égo, la réponse ne vaut rien. Copilot est moins mauvais dans ses réponses mais ça n’est toujours pas ça et il ne sait même pas que j’ai un site WordPress. Après, j’utilise la version gratuite dans ces deux cas, et je suis une buse en « prompt » vu que je ne fais que très peu usage des IA. GPT-5.4 et Claude Sonnet 5 ne connaissent pas ma chronique et ont eu besoin d’aller sur mon blog pour me répondre. Donc, bon, je n’ai pas l’impression d’être visité / pillé par les IA. Du coup, voici une piste que je dois abandonner.

Le nombre de mes vues restera donc un grand mystère. Pour mes autres « succès » comme ceux portant sur la franchise de jeux vidéo Horizon et ses MODs, ou mes billets sur le manga Le Pavillon des hommes, je comprends mieux, mais là… Ce n’est pas grave. Il suffit de retenir que malgré un titre français (l’original est pire tant il est à rallonge et restrictif sur le contenu) ne présentant pas toute la richesse de ce manga, nous avons là une série qui vaut le coup d’être lue, que je conseille à nouveau fortement, surtout en lecture soutenue car désormais, tous les tomes sont disponibles. Le tome 15 permet en plus de finir sur une bonne note, chose si rare dans le monde du manga.

Sexy Cosplay Doll
Série en 15 tomes parue chez Kana entre octobre 2019 et juillet 2026
De Shinichi Fukuda
Traduit par Aline Kudor

L’instant nostalgie : JUILLET 2007

C’est l’été, les vacances scolaires ont commencé, la vingt-cinquième édition de Japan Expo va avoir lieu dans quelques jours. Cela fait plus de dix ans que je n’y mets plus les pieds et je dois avouer que cela ne me manque pas. Néanmoins, je suis systématiquement allé au Parc des expositions de Paris-Villepinte entre 2006 et 2015 et j’en garde quelques bons souvenirs. J’ai aussi été simple visiteur en 2003 et 2004 lorsque la manifestation avait lieu au CNIT de la Défense.

2006 n’est pas le meilleur « impact » que j’ai pu suivre, celui de 2007 a été bien meilleur. Cela se voit au nombre et à la qualité des photos prises à l’époque. Toutefois, si l’édition 2006 n’était pas très intéressante, j’en ai retenu une : la photo bonus montre le système de transport SK mis en service en 1986. Il s’agit de sa dernière année de fonctionnement. En effet, il était dans un grand état d’abandon en 2007. C’était un système de transport par petites cabines sur rails tractées par câble. C’était rigolo à défaut d’être rapide (on allait aussi vite à pieds).

J’ai donc préféré montrer ici l’entretien avec la bédéaste Ji Di présente en 2007 à l’occasion de la sortie du premier tome de sa série (interrompue au troisième opus en version française) My Way, éditée par l’éditeur Xiao Pan. Cet entretien est toujours disponible sur le site « Des Mangaversien·ne·s à… » pour celles et ceux qui voudraient se souvenir de cette époque disparue.

La photo

Villepinte — Japan Expo — Canon EOS 350D

L’anecdote

J’ai toujours privilégié les entretiens directement dans la langue de l’artiste interviewée, qu’ils soient réalisés oralement comme à Japan Expo ou à l’écrit par mail. Cette habitude, commencée en 2007, a perduré pour les rencontres avec Setona Mizushiro en 2008 et Tôko Kawai en 2011 organisées pour la revue Manga 10 000 images. Pour JiDi, l’entrevue s’était déroulée en mandarin grâce beanie_xz dont il s’agit de la langue natale. Pour Setona Mizushiro, l’entretien avait eu lieu en japonais grâce à mon compère Hadrien de Bats dont la facilité à l’oral a bluffé les professionnels de l’édition présents dans la pièce (je vous confirme que son écrit est lui-aussi excellent). Surtout, ça a vexé l’interprète qui a très mal pris le fait d’être mise à l’écart par notre attitude « Non non, on n’a pas besoin de vous, c’est bon, merci ». Elle a boudé dans son coin tout le long les échanges, ha ha ! Pour Tôko Kawai, c’est Marie-Saskia Raynal, traductrice et parfois interprète au Festival d’Angoulême (notamment pour Range Murata en 2009) qui s’y était collée. Là, ça s’était mieux passé : comme pour JiDi, l’interprète prévu·e était bien content·e de pouvoir se reposer un peu. Pour nous, cela permettait, dans le même temps imparti (souvent d’une petite demi-heure), d’avoir au moins le double d’échanges.

La photo bonus

Villepinte — Parking du Parc des expositions — Canon PowerShot A75